Haïti: Les violences sexuelles contre les femmes augmentent

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Les femmes, les jeunes filles et les fillettes qui vivent dans les camps de fortune en Haïti sont de plus en plus confrontées au risque d’être victimes de viols et de violences sexuelles, écrit Amnesty International dans un nouveau rapport rendu public jeudi 6 janvier.

Un an après le tremblement de terre qui a fait 230 000 morts et 300 000 blessés en Haïti, plus d’un million de personnes vivent toujours dans des conditions déplorables dans des villes de tentes, dans la capitale Port-au-Prince et dans le sud de l’île, où les femmes sont très exposées aux agressions sexuelles. Les responsables de ces violences sont principalement des hommes armés qui rôdent dans les camps une fois la nuit tombée.

Plus de 250 cas de viols dans plusieurs camps ont été signalés au cours des 150 premiers jours qui ont suivi le tremblement de terre de janvier, d’après des données qu’Amnesty International cite dans son rapport intitulé Haïti. Doublement touchées. Des femmes s’élèvent contre les violences sexuelles dans les camps haïtiens.

Depuis un an, presque tous les deux jours, des victimes de viol se présentent au bureau d’un groupe local de soutien aux femmes pour chercher de l’aide.